10 juillet 2012

Comment bien foirer sa nouvelle série télévisée

Je l'avoue, cher lecteur, ce n'est pas exactement le genre de guide qui te sera très utile dans ta vie de tous les jours.

1) Un personnage principal inintéressant 


On ne soulignera jamais assez à quel point il est crucial pour rendre sa série télévisée banale de mettre en scène un personnage principal sans intérêt. Et la meilleure façon de concevoir un tel personnage est de reprendre le concept ultra-super-méga-archétypé du Héros-Super-Doué-Incorruptible (ou HSDI).

Comme son nom l'indique, le Héros-Super-Doué-Incorruptible est un type génial : il est très très bon dans ce qu'il fait, il ne se laisse jamais corrompre par les méchants et est toujours là pour ses amis, ainsi que pour la veuve et l'orphelin. Le plus souvent, il est marié ou fiancé et à minimum un enfant en bas âge, et ferait tout pour sauver sa famille. Sauf des trucs méchants, parce qu'il a des principes. Ah oui, et parce qu'il est incorruptible. Accessoirement, c'est un homme blanc. Juste comme ça.

En outre, il a les traits usuels du héros : il est beau, il est viril, il sourit toujours face au danger, sauf bien sûr lorsque sa famille ou ses amis sont en danger, auquel cas il revers une grimace terrifiante pour que les spectateurs comprennent aussitôt que hou là là le méchant va morfler sa mère. Il porte le plus souvent une barbe de trois jours, pas parce que c'est un glandeur, mais pour mieux souligner sa virilité.

Occasionnellement, craignant que les audiences ne voient en le HSDI qu'un Marty Stu ennuyeux, les producteurs décident de lui ajouter un défaut artificiel. Généralement, il s'agit de l'un des suivants :
- Le HSDI est alcoolique. Et c'est mal. On ne le verra jamais vomir dans une ruelle, par contre. Au pire collera-t-il un pain à sa femme, mais surtout pas à son gosse, faudrait pas déconner non plus.
- Le HSDI est trop gentil. Il s'agit en fait d'un faux défaut, puisqu'au final on découvrira que le HSDI avait raison et qu'être gentil, c'est bien. Par exemple, lorsque le HSDI épargne le bras droit du grand méchant, c'est parce que ledit bras droit à un bon fond. Ordinairement, celui-ci retournera sa veste et aidera le héros en retour, parce que c'est bien de faire le bien.

Le Héros-Super-Doué-Incorruptible a aussi systématiquement un vrai défaut : il est un peu con. C'est inévitable, car sans cela, le scénario se terminerait des les premières minutes et la série ne pourrait pas durer neuf saisons et ainsi rapporter plein de thunes. Il faut impérativement que le HSDI soit juste assez con pour, par exemple, ne comprendre les plans du méchant qu'à la fin de la première saison alors même que l'audience a déjà tout compris dès le pilote*. De même qu'il ne se rendra pas compte que son Faux-Meilleur-Ami l'a trahi depuis déjà quatre épisodes alors même que son comportement est des plus suspects.

1 juillet 2012

Des webcomics qui méritent le détour

S'ennuyer sur Internet, c'est comme mourir de soif dans un lac : si tu te retrouves dans une telle situation, c'est que tu sais pas y faire.

Ou alors que le lac est asséché. Mais peu importe.

Questionable Content


Genre : Slice of life, humour, romance.
Description : Le quotidien de Marten Reed, de ses amis et de Pintsize, son AnthroPC (sorte de croisement entre un androïde et un ordinateur portable) quelque peu cintré. L'univers est très proche du notre à quelques détails près (par exemple, la singularité technologique s'y est déjà produite et les IA y sont monnaie courante).
Pourquoi ça vaut le détour : Les dialogues sont bons, les gags font vraiment rire et les personnages sont réalistes et attachants. Avec en plus quelques références indie, c'est toujours bien.
Lien : http://questionablecontent.net/

XKCD


Genre : Humour vraiment très, très nerd.
Description : QUOI ?! Tu connais pas XKCD ?! Dessiné dans un style minimaliste par Randall Munroe, XKCD est un webcomic avec un humour parfois très complexe puisqu'il nécessite des connaissances avancées en mathématiques, en informatique et en physique pour être compris.
Pourquoi ça vaut le détour : Parce que, quand tu comprends (genre une fois sur vingt), c'est très marrant.
Lien : http://xkcd.com/

Cyanide & Happiness


Genre : Humour vachement noir, surréalisme.
Description : Cyanure et Bonheur en bon français. Un webcomic d'humour noir, volontiers cynique et offensant. Attends-toi à plein de blagues sur le meurtre, la violence gratuite, le suicide, la mutilation, l'infanticide, le viol... et de l'absurde, aussi. Et un mélange de tout ça. Une fois l'an, on a aussi le droit à une Depressing Comic Week (semaine du comic déprimant) qui est... eh bien... comme le Port Salut. Ajoutons à cela des vidéos d'animation qui donnent à fond dans le non-sensique et ça te donnera une idée générale.
Pourquoi ça vaut le détour : L'humour noir est très répandu, de nos jours, mais seuls quelques rares élus -genre, tout à fait au hasard, MOI- sont capables de le maîtriser. Alors profitons-en.
Lien : www.explosm.net/comics/new/

The Oatmeal


Genre : Humour absurde
Description : La vie et l’œuvre fascinante et (pas) fantastique d'un web-designer avec une imagination et un sens du superlatif tout à fait époustoumiasmants. Tu y apprendras comment déduire si tes proches projettent de te manger, cinq façons super cool d'utiliser une pute, les six pires questions durant un entretien d'embauche, et tant d'autres choses qui te seront d'une indiscutable utilité dans ta vie future. Ne manque pas non plus ses très intéressants quizz qui te permettront en outre de savoir combien de Justin Bieber tu pourrais démolir dans une baston !
Pourquoi ça vaut le détour : Parce que tu ne peux pas vivre sans savoir combien de Justin Bieber tu peux démolir dans une baston. Tu ne peux pas.

Saturday Morning Breakfast Cereal


Genre : Humour toujours.
Description : Dans un style déjanté et occasionnellement poétique, ce webcomic de Zach Weiner dépend des situations à peu près normales virant au délire ou à l'humour noir. Ou les deux. La nature des gags varie de la blague de cul aux blagues de matheux (Ces dernières étant généralement moins obscures que celle de XKCD). Ou les deux.
Pourquoi ça vaut le détour : "Parce que c'est génial, putain !"
Existe aussi en version française (avec une traduction correcte, c'est pas tous les jours) : http://cereales.lapin.org/

Garfield minus Garfield 


Genre : ... heu, particulier.
Description : Comme son nom l'indique, Garfield minus Garfield est un webcomic qui reprend certains des strips de la célèbre BD Garfield et en efface les personnages (dont le chat titulaire) pour ne laisser que Jon Arbuckle. Le sens des gags et la tonalité générale de la bande dessinée prend un tout autre sens, quelque peu plus... schizophrène...
Pourquoi ça vaut le détour : Parce que même Jim Davis (l'auteur de Garfield) trouve ça inspiré et en est fan.
Lien : http://garfieldminusgarfield.net

Penny Arcade 


Genre : humour de gamer.
Description : Deux fanas de jeux vidéos, le sarcastique Tycho Brahe et l'excentrique Johantan Gabriel, dans leur vie quotidienne. La majeure partie des gags tourne autour des jeux vidéos (que ce soit l'expérience du joueur ou in-game), mais aussi du rôlisme, de la télévision ou du marketing. Certaines références peuvent être très obscures (si vous n'avez pas eu de Super Nes quand vous étiez gosse, tant pis pour vous).
Pourquoi ça vaut le détour : Il y a des centaines de webcomics à base de jeux vidéos. Penny Arcade est l'un des seuls a être vraiment amusant. Ça veut bien dire ce que ça veut dire.
Lien : http://penny-arcade.com/comic

21 juin 2012

Le Top 5 des croyances contemporaines les plus délirantes


Avant de voir la section "commentaires" de cette article inondée par quelque moraliste en goguette à coup de "Hé ! Chacun a le droit de croire ce qu'il veut !" et autres "Tu te tais et tu respectes la liberté d'expression!", je précise que cet article n'est pas une attaque en règle contre des systèmes de croyance auxquels je suis personnellement opposé pour une raison ou une autre. Il s'agit du nadir, du worst of, du plus incroyablement dingue de ce en quoi des humains sains d'esprit -pour la plupart- peuvent croire de nos jours. On parle là de croyances si stupides que certaines en sont carrément dangereuses.

5) La théorie de la Terre Plate


Qu'est-ce que c'est encore que ce délire ?
La théorie de la Terre Plate (ou "Terre-platisme"), précédemment évoquée dans ce blog, est la croyance que la Terre, loin d'être sphérique comme le croient tous ces moutons de "globulistes", est en fait un disque plat d'environ 40 000 km de diamètre sur 9000 kilomètres de profondeur*. Enfin, pas parfaitement plat : les terre-platistes reconnaissent quand même l'existence du relief, tels que les montagnes ou les vallées. D'autres terre-platistes affirment également que le disque terrestre s'étend horizontalement à l'infini.

Ce qu'Ils ne veulent pas que vous voyiez !
Cependant, une conspiration mondiale aux motifs vraiment pas clairs dissimule la vérité à ce troupeau de brebis qu'est la population, lui faisant croire que la Terre est une boule, alors pourtant que le bon sens nous indique clairement le contraire ! Enfin, sauf si vous êtes pilote de ligne ou astronaute, mais dans ce cas-là c'est que vous faites vous-même partie du complot. Si, si, puisqu'on vous le dit.

Dans une ère où n'importe quel pays riche peut envoyer des satellites de surveillance en orbite, on peut se demander comment il est encore possible de croire que la Terre est plate. Eh bien, pauvre crédule, la réponse est simple, toutes les photos satellites que les médias publient sont truquées ! Toutes les agences spatiales sont de mèche ! Quant à ceux qui peuvent voir les bateaux s'"enfoncer" alors qu'ils voguent vers l'horizon, heu ! ben... c'est une illusion d'optique. Sans doute.

11 mai 2012

Congé maladie

Navré pour ces deux mois de silence (et c'est hélas pas terminé !), j'ai énormément de problèmes personnels en ce moment, y compris des problèmes de santé. Ajoutons à ça une panne d'inspiration et ça explique le désert complet qu'est devenu ce blog.
Les Maîtres du Monde ne sont après tout que des humains.

Sauf ceux qui sont, en fait, des Arcturiens.

6 mars 2012

Freelancer - Et pour quelques dollars en plus...

Tiens, aujourd'hui j'vais parler d'un jeu vidéo. Là, comme ça. Pis c'est pas un jeu de gestion, tiens. Comme quoi. Bon, par contre, c'est quand même de la SF...

Freelancer parut au printemps 2003, édité par Microsoft Studios et développé par Digital Anvil. Pour la petite histoire, ce jeu sera le deuxième et avant-dernier du studio, qui sera dissolu en 2006 après un Brute Force peu convaincant. Digital Anvil aurait-elle à son tour subit la malédiction du troisième opus ? Ha, ça me rappelle qu'il faudra que je consacre un article à cette légende...

Le but annoncé de Freelancer était de renouer avec les bons vieux shoots spatiaux dans la directe lignée des Wing Commander (leur célèbre auteur Chris Roberts faisant partie de l'équipe de développement). Au menu donc : dogfights, univers de jeu ouvert et vivant, et si possible un scénario intéressant.

Précisons au passage que bien qu'il soit sorti dans nos verts pâturages francophones, aucune version française n'a jamais vu le jour. L'intégralité du jeu reste donc résolument en british non sous-titré. (En fait si, voir les commentaires)

J'ai toujours pas compris ce que ce mec tient dans sa main gauche.

Trent, you go first. 

Freelancer est en fait la fausse séquelle de Starlancer, également créé par Digital Anvil, et se déroule 800 ans après les évènements de celui-ci. Ceci n'est toutefois important que dans la cinématique d'introduction, laquelle n'a d'ailleurs pas grand rapport avec l'histoire. Mais bon, elle est jolie, donc on laisse.
Quand ça commence comme ça, généralement...

A la suite d'une longue guerre civile dans notre système solaire, opposant l'Alliance à la Coalition, cinq vaisseaux de colonisations furent envoyés dans le secteur de Sirius afin de fuir le conflit. Chacun de ses vaisseaux fondera une nation portant leur nom (à l'exception du Hispania) : Liberty, Bretonnia, Rheinland, et Kusari. Je suppose que tu as déjà deviné de quels pays ils sont l'équivalent futuriste...

L'histoire suit donc Edison Trent, ex-mécanicien de Bretonia ayant décidé de devenir pilote freelance. Alors qu'il s’apprêtait à conclure une affaire juteuse avec un certain Lonnigan sur la station Freeport 7, celle-ci est attaquée et détruite par des vaisseaux non-identifiés.